Pédophilie & Education Nationale

Pédophilie & Education Nationale

Enfin du nettoyage dans l’Education Nationale ! Mais vous n’en entendrez pratiquement pas parler.

Car l’Education Nationale n’est tout simplement pas dans la ligne de mire des médias tandis que les prêtres le sont ; et derrière, l’Eglise, qui gêne tant la Pensée Unique.

En effet, dans l’affaire de Villefontaine, on a laissé exercer quelqu’un qui fut condamné pour possession d’images pédopornographiques. Cela aurait dû faire le tour de tous les médias et ne pas s’arrêter ! Mais non. Juste quelques articles et on est vite passé à autre chose.

Par contre, alors qu’un prêtre n’était même pas condamné mais juste soupçonné, les médias s’en sont pris à coeur joie et n’ont cessé de relayer l’information jusqu’à la nausée.

Toujours le deux poids deux mesures qui permet de fabriquer l’opinion par la répétition ou la dissimulation, selon le message que l’on veut faire passer.

Pédophilie et médias : affaire Barbarin vs affaire Belkacem

Pédophilie et médias : affaire Barbarin vs affaire Belkacem

L’affaire Barbarin vs l’affaire Najat Vallaud-Belkacem
ou l’Eglise face à l’Education Nationale

En 2016, deux affaires liées au fait d’avoir « couvert » des pédophiles ont fait surface. Autant l’une à fait la Une, autant l’autre est passée inaperçue (ou presque). Etudions cette différence de traitement médiatique.

Au cardinal Barbarin plus qu’à l’Eglise (ce qui est juste) est reproché d’avoir laissé exercer un prêtre qui avait eu des attouchements sexuels sur mineurs, sans que cela ait été cependant jugé par la justice. On peut noter que, dès le début, le nom de ce prêtre a été divulgué dans la presse. Par ailleurs, n’ayant été jugé par aucun tribunal, il devait être présumé innocent, ce qui n’a pas non plus été respecté par la presse. Enfin, on ne compte plus le nombre d’articles écrits sur ce sujet et le Premier Ministre s’est même permis de dire au cardinal Barbarin « de prendre ses responsabilités, de parler, et d’agir ».

A l’Education Nationale plus qu’à Najat Vallaud-Belkacem ou au recteur (ce qui est étrange) est reprochée d’avoir laissé exercer un professeur qui avait été mis en examen et condamné par la justice britannique pour agression sexuelle d’un mineur de moins de 15 ans (précisément pour relation sexuelle avec un enfant, ce qui constitue un cas plus grave de pédophilie). Il est condamné à quinze mois d’emprisonnement et interdiction de travailler avec des mineurs. Après avoir purgé sa peine et revenu en France, il va passer en commission de discipline au sein de l’Education nationale. 35 personnes dont le recteur se prononcent à l’unanimité pour l’absence de sanction et la reprise de ses fonctions d’enseignant. Les principaux journaux ne donnent pas le nom de ce professeur. Le nombre d’articles est bien inférieur à l’ « affaire Barbarin ». Aucun commentaire du Premier Ministre.

En résumé :

  Affaire « Barbarin » Affaire « Education Nationale »
Accusation : Avoir laissé exercer un prêtre reconnaissant avoir posé des attouchements sexuels avec des mineurs de moins de 15 ans.
Cependant, la justice n’a pas encore rendu son jugement.
Avoir laissé exercer un professeur qui a eu des relations sexuelles avec des mineurs de moins de 15 ans. Et ceci, après passage devant une commission de 35 personnes (dont le recteur) connaissant les faits. Le professeur a été reconnu coupable et condamné à la prison ferme par la justice britannique.
Condamnation par un tribunal : Non (en attente de jugement). Le prêtre se reconnait coupable. Oui.
Diffusion dans les médias du nom du coupable ou du présumé coupable : Oui. Non.
Respect de la présomption d’innocence par les médias : Non, le plus souvent. Or, elle devait l’être car le jugement n’a pas encore été prononcé par la justice. Oui, le plus souvent, alors qu’il y avait déjà eu jugement par la justice.
Diffusion médiatique : Maximale.

Qui n’est pas au courant ?

Minimale.

Qui est au courant ?

Commentaire du Premier Ministre : Il demanda au cardinal Barbarin « de prendre ses responsabilités, de parler, et d’agir ». Aucun commentaire.

A travers quelques éléments objectifs, on voit combien la réaction médiatique (et politique avec M. Valls) est partiale et injuste. Alors que, face à la gravité des faits, les médias devraient s’offusquer, combattre et condamner plus l’affaire « Education Nationale » que « Barbarin », on s’aperçoit du parfait inverse.

Cet exemple illustre bien que le système médiatique français (et plus largement encore) n’est pas basé sur la recherche de la justice et de la vérité et qu’au fond il ne regarde pas les faits et leur gravité mais les personnes qui les commettent.

Combien de fois a-t-on entendu « Barbarin démission » et combien de fois « Najat démission » ou « [nom du recteur] démission » ?

Faut-il conclure que la pédophilie est moins grave selon le métier qu’exerce la personne ? Qu’en pensent les victimes ?

En complément :

A ceux qui doutent encore de cela, je vous invite à faire vous-même une recherche via Google sur la période 1er février 2016 au 1er avril 2016, dates où sont « sorties » ces affaires (vous pouvez essayer d’autres périodes autour de celles-ci, ce sera + ou – les mêmes résultats ; cliquez sur Outils > date > période personnalisée).

1. Avec le mot clé « Barbarin », on tombe sur 7400 résultats dont, à part quelques-uns, tous portent bien sur notre sujet de « l’affaire Barbarin ».

2. Avec les mots clés « Pédophilie Villefontaine » (j’ai dû chercher différents mots clés afin d’avoir ceux qui font ressortir le plus de résultats…), nous tombons sur… 265 résultats qui se réduisent à 48 résultats quand on clique sur la 5ème page de résultats !!

7400 vs 48 : il y a donc bien eu une cabale médiatique contre Barbarin.


Les « paniques morales », pure création médiatique