Pédophilie : l’ensemble des chiffres en dehors de l’Eglise

Pédophilie : l’ensemble des chiffres en dehors de l’Eglise

Comme il est évident que les médias fuient toujours ce qu’il y a de plus scandaleux pour se concentrer sur l’ensemble des données de la pédophilie (que cette dernière soit dans les familles, les écoles ou les confessions religieuses autres que catholiques), voici une excellente vidéo qui les aidera dans cette lourde tâche de neutralité, d’objectivité et d’impartialité que toujours, évidemment, ils recherchent…

Vous y trouverez quantité de chiffres plus incroyables les uns que les autres car nous n’en entendons jamais parler :

Un démon peut en cacher un autre.

Un démon peut en cacher un autre.

Les dernières affaires d’homosexualité dans l’Eglise (cf. le livre Sodoma) ou d’abus sexuels sur mineurs continuent de secouer le 1,3 milliard de catholiques.

Certains pensent même quitter l’Eglise.

Sur ce blog, nous sommes plutôt pour la thèse de la vérité des chiffres contre la puissance d’un discours médiatique unanime dont l’intention à peine voilée est de disqualifier l’Eglise.

S’il y avait une augmentation des actes pédophiles chez les prêtres (ce qui n’est pas le cas mais une vraie chute selon l’étude du John Jay College, la plus exhaustive à ce jour), s’il y avait une augmentation de l’homosexualité dans le clergé (ce qui n’est pas le cas non plus, cf. les dispositions prises par le Vatican depuis 2005), s’il y avait une réelle et actuelle augmentation de cette « Dark Church », le discours médiatique actuel pourrait être justifié. Mais les chiffres montrent qu’il n’en est rien, au contraire, tous sont à la baisse.

Il y a 2000 ans, si ces médias avaient existé, soyons sûrs qu’ils n’auraient eu de cesse de proclamer, crier et zoomer sur le reniement de Pierre et le suicide de Judas, de répéter cela à tue-tête jusqu’à ce que tout le monde soit dégouté de telles attitudes afin que l’on s’éloigne de l’Eglise naissante (et qui, peut-être, en serait morte…), c’est à dire des sacrements, c’est à dire du Salut.
Ils n’auraient bien évidemment pas relaté la vraie conversion des Onze apôtres qui devinrent des saints par leur vie exemplaire ; ces médias auraient ainsi réussi à faire passer la moindre des parties (le 1/12ème) pour le tout.

Répéter à tout bout de champ ces informations de pédophilie dans l’Eglise et faire ainsi passer la moindre des parties (les 1 à 4% de prêtres coupables) pour le tout (les 96 à 99% de prêtres innocents) n’est autre qu’une vaste entreprise de manipulation des masses.

Certes, l’Eglise doit se convertir toujours plus, faire le ménage et se purifier mais, reconnaissons-le aussi, nous sommes arrivés à un sommet de la manipulation médiatique.

Sachons affronter les problèmes actuels sans en créer d’autres, comme de continuer à parler et à diffuser ces informations médiatiques. Cela fait fuir les gens de l’Eglise, des sacrements et ainsi du Salut.

Il faut donc et combattre la pédophilie dans l’Eglise et la répétition médiatique manipulatoire qui l’une et l’autre proviennent assurément du démon : un démon peut en cacher un autre.

CashInvestigation : on attend la suite.

CashInvestigation : on attend la suite.

Mardi 21 mars 2017 a été diffusée sur France 2 l’émission présentée par Elise Lucet CashInvestigation « Pédophilie dans l’Eglise : le poids du silence ».

A côté de méthodes relevant plus de la manipulation médiatique que d’une recherche d’information sereine et posée, il faut reconnaitre la mise en lumière de certaines pratiques ecclésiales à peine croyables, ce qui nécessitera, pour en être sûr, un débat contradictoire avec les personnes concernées.

Rappelons en effet que c’est le débat contradictoire avec toutes les pièces d’un dossier qui fait la vérité – donc, en fait, la justice – et non une enquête menée par des gens qui ont des a priori sur l’Eglise plus que flagrants. Les médias ne sont pas la justice et n’ont pas à le devenir.
Cependant, si ces faits s’avèrent vrais et continuent encore, il est très clair que l’Eglise doit continuer cette réforme qu’elle a déjà profondément entamée.

Ceci dit, même avec toutes les limites, la mauvaise foi et les manipulations que peuvent comporter cette enquête-émission (des chiffres mensongers, une apostrophe d’un évêque absent pour donner l’impression que l’intéressé ne répond pas sous-entendant ainsi qu’il est coupable, etc.), il y a une chose intéressante que nous pouvons retenir : c’est ce zèle pour dévoiler la pédophilie là où elle est. En cela, c’est remarquable.

C’est pourquoi, chère équipe de CashInvestigation, nous vous invitons à ne pas limiter votre zèle à la seule Eglise catholique. En effet, nous pourrions avoir cette malheureuse suspicion qu’à ne vouloir chercher la pédophilie que quand elle se trouve dans l’Eglise, vous ne désireriez pas la traquer en dehors.

Or, comme vous avez surement fait une enquête sérieuse, vous n’êtes pas sans savoir que 70 à 90% des actes pédophiles ont lieu au sein des familles et dans l’entourage amical.

En comparaison, il n’y a « que » (et c’est déjà trop, nous sommes d’accord) 3,1 % d’actes pédophiles dans les institutions dont la très large majorité est représentée par l’Education Nationale.

pedophilie_famille_amis - rognée

Source : données issues de LISA, base de données du SNATED (Service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger) « Rapport d’activité 2010 », ONED, p.47 => http://www.allo119.gouv.fr/sites/default/files/upload/content/activite/RA_2010.pdf

Par conséquent, après avoir si bien (enfin, les méthodes sont pour le moins audacieuses, mais bon…) enquêté sur l’Eglise, nous attendons ce même travail et avec ce même zèle ailleurs.

Sans quoi, vous démontrerez à tous que, ce qui vous préoccupe d’abord, ce n’est point la pédophilie et ses pauvres victimes, mais la catégorie de personne qui commet ces actes horribles.

Nous attendons donc impatiemment la suite de votre action pour toute notre société qui en a bien besoin.

CashInvestigation : de faux chiffres avancés.

CashInvestigation : de faux chiffres avancés.

A la fin de l’émission dont on sait ce que l’on peut en penser ici, lors du « débat », nous avons été surpris des 4% de prêtres pédophiles annoncés pour les Etats-Unis. Si ce chiffre vient de la source principale d’enquête qui a été faite par le John Jay College of Criminal Justice (qui est la source la plus sérieuse sur ce sujet), nous avons de quoi être interrogatifs.

En effet, ce rapport indique ceci :

1. P.4 : 4392 allégations d’abus sexuels pour 109 694 prêtres, soit « 4.0% of all priests active between 1950 and 2002 had allegations of abuse » – 4% de tous les prêtres actifs entre 1950 et 2002 ont eu des allégations d’abus.
Si on en reste là, on peut à la rigueur donner raison à CashInvestigation.
Sauf que le rapport continue.

2. P.7 : sur les 4392 allégations, la police a été contactée pour 1021 allégations. On ne sait pas ce qui est advenu pour les autres. Sur les 1021, toutes, ou presque, on conduit à une enquête mais seules 384 ont abouti à une peine criminelle. Ainsi donc, le chiffre exacte de prêtre pédophile avéré est de 384/109694 soit 0,35% des prêtres.
Si on veut aller plus loin, on peut extrapoler un pourcentage pour les allégations non traitées, soit : 384/1021 = 37,6% de condamnations parmi les enquêtes faites. Si on applique ce taux à l’ensemble des allégations (4392), nous obtenons 1651,4 condamnations probables (4392×37,6%). Sur l’ensemble de la population étudiée (109 694 prêtres), cela nous donne un taux probable de 1,5% de condamnations.

Ainsi donc, les chiffres oscillent entre 0,35% (chiffre sûr) et 1,5% (chiffre probable) de prêtres pédophiles sur 52 ans aux Etats-Unis.

Certes, on pourrait dire que l’utilisation du conditionnel (« auraient commis » – cf. 1h54) par Elise Lucet est approprié. Mais là encore, c’est malhonnête.
En effet, entre l’allégation et la condamnation, la justice a mené de vraies enquêtes. Et cela est capital, surtout aux Etats-Unis car beaucoup d’argent est en jeu et certains se font passer pour de fausses victimes afin de toucher ces indemnités. Il y a donc des allégations qui sont totalement fausses, qui sont en fait de la calomnie.
Se baser donc sur ces chiffres d’allégations et non sur les condamnations après enquêtes trois pages plus loin est clairement non objectif et même malhonnête car c’est donner la même importance à la vérité et à la calomnie.

Surtout que dans l’esprit des gens, c’est bien le chiffre qui est retenu et non le conditionnel…

Bref, pour l’objectivité, on repassera.

Pédophilie et médias : une triste histoire

Pédophilie et médias : une triste histoire

Nous ne ferons ici que nous référer à un article de Massimo Introvigne, traduit et publié par benoit-et-moi.fr, non pour ratifier tous ses propos, mais pour mettre en avant une partie de l’histoire qui nous semble des plus pertinentes pour notre sujet :

« Il y a des cas d’abus sexuels qui sont révélés tous les jours contre un grand nombre de membres du clergé catholique. On ne peut malheureusement plus parler de cas individuels, mais d’une crise morale collective qui n’a peut-être jamais connu dans l’histoire culturelle de l’humanité une dimension si effrayante et si déconcertante. De nombreux prêtres et religieuses se sont reconnus coupables. Il ne fait aucun doute que les milliers de cas portés à l’attention de la Justice ne représentent qu’une petite fraction du total authentique, puisque de nombreux délinquants ont été couverts et cachés par la hiérarchie ».

Un éditorial paru dans un grand journal laïque de 2010 [ou 2016] ?

Non : un discours prononcé le 28 mai 1937 par Joseph Goebbels (1897-1945), ministre de la Propagande du IIIe Reich.

Ce discours, de grande résonance internationale, est le point culminant d’une campagne lancée par le régime nazi pour discréditer l’Eglise catholique dans un scandale des prêtres pédophiles.

276 religieuses et 49 prêtres séculiers sont arrêtés en 1937.
Les arrestations se succèdent dans tous les diocèses allemands, de manière à toujours garder les scandales sur la première page des journaux.

En effet, le 10 Mars 1937 avec l’encyclique Mit brennender Sorge, le Pape Pie XI (1857-1939) condamne l’idéologie nazie.

À la fin du mois, le ministère de la Propagande dirigé par Goebbels lance une campagne contre les abus sexuels des prêtres. La planification et la gestion de cette campagne sont connues grâce à des documents dont l’histoire est digne des meilleurs romans d’espionnage.

En 1937, le chef du contre-espionnage militaire allemand est l’amiral Canaris Wilhelm (1887-1945). Il est devenu graduellement anti-nazi, et a mûri les convictions qui l’amèneront à organiser l’attentat manqué contre Hitler en 1944, à la suite de quoi il sera pendu en 1945.

Canaris désapprouve les manœuvres de Goebbels contre l’Église catholique et charge l’avocat Josef Müller (1878-1979) de porter à Rome une série de documents secrets sur le sujet. À diverses reprise, Müller – avant d’être arrêté et interné dans le camp de concentration de Dachau, dont il survivra, devenant après la guerre ministre de la Justice de Bavière – apporte des documents secrets à Pie XII (1876-1958), qui demande à la Compagnie de Jésus de les étudier.

Avec l’approbation de la Secrétairerie d’État, les enquêtes sur la conspiration nazie contre l’Église sont confiées au jésuite Allemand Walter Mariaux (1894-1963), qui, après avoir animé l’organisation allemande anti-nazie Pauluskreis a été prudemment envoyé comme missionnaire au Brésil et en Argentine. […]

Mariaux publie en 1940 à Londres en anglais, et en 1941 à Buenos Aires en espagnol, sous le pseudonyme de « Testis Fidelis », deux livres sur la persécution anti-catholique du Troisième Reich : plus de sept cents pages de documents commentés qui suscitent une grande émotion dans le monde entier.

L’expresssion « panique morale » n’a été forgée par les sociologues que dans les années 1970, pour identifier une alarme sociale conçue tout exprès en amplifiant les faits réels et en exagérant leur nombre à travers des statistiques folkloriques, tout en « découvrant » et présentant comme « nouveaux » des événements en réalité déjà connus et éloignés dans le temps. A la base, il y a des événements réels mais leur nombre est systématiquement déformé.

Même sans disposer des outils de la sociologie moderne, Goebbels répond à l’encyclique Mit brennender Sorge de 1937 avec une opération digne d’un manuel pour créer une panique morale.

Comme toujours, dans les paniques morales, les faits ne sont pas entièrement fictifs.
Avant l’encyclique, il y avait eu en Allemagne quelques cas d’abus sur des mineurs. Mariaux lui-même reconnaissait coupable un religieux d’une école de Bad Reichenhall, un enseignant laïc, un jardinier et un concierge, condamnés en 1936, tout en notant que la peine imposée par le ministère de l’Éducation de Bavière – la révocation de l’autorisation de gérer des écoles à quatre ordres religieux – était totalement disproportionnée et se reliait à la volonté du régime d’écraser les écoles catholiques. […]

Les cas – très peu nombreux, mais réels – avaient conduit à une réaction très ferme de l’épiscopat

Le 2 Juin 1936, l’évêque de Münster, le Bienheureux Clemens August von Galen (1878-1946) – l’âme de la résistance catholique au nazisme, béatifié en 2005 par Benoît XVI – fait lire une déclaration à la messe dominicale, où il exprime « la douleur et la tristesse » pour « les crimes abominables » qui « couvrent de honte notre sainte Eglise ».

Le 20 août 1936 après les événements de Waldbreitbach, l’épiscopat allemand publie une lettre pastorale collective dans laquelle ils « condamnent fermement » les dirigeants de l’Église et mettent l’accent sur la collaboration avec les tribunaux de l’État.
À la fin de 1936, les mesures strictes sont prises – devant quelques rares cas, parmi lesquels certains douteux – les évêques allemands semblent avoir résolu les problèmes réels.

D’une voix étouffée, les Évêques font aussi remarquer que parmi les enseignants des écoles publiques et dans l’organisation de jeunesse du régime elle-même, la Hitlerjugend, les cas de condamnations pour violences sexuelles sont beaucoup plus élevés que dans le clergé catholique.

C’est l’encyclique de Pie XI contre le nazisme qui détermine la grande campagne de 1937.

Mariaux le prouve en publiant les instructions très détaillées envoyées par Goebbels, quelques jours après la publication de Mit brennender Sorge à la Gestapo, la police politique du Troisième Reich, et en particulier aux journalistes, invités à « découvrir » les affaires jugées en 1936, et même les épisodes plus anciens, les représentant en permanence au public.

Goebbels ordonne à la Gestapo de trouver des témoins pour accuser plusieurs prêtres, les menaçant d’arrestation immédiate s’ils ne coopèrent pas, même lorsqu’il s’agit d’enfants.
L’expression proverbiale « il y a un juge à Berlin », qui dans la tradition allemande indique une confiance dans l’indépendance de la magistrature face aux puissances en place, vaut aussi – dans certaines limites – pour le Troisième Reich.

Sur les 325 prêtres et religieux qui ont été arrêtés après l’encyclique, seuls 21 sont condamnés. Il est presque certain que parmi eux il y a les innocents calomniés. Presque tous finissent dans les camps d’extermination, où beaucoup meurent.

La tentative de discréditer l’Église catholique à l’échelle internationale grâce à des accusations d’immoralité et de prêtres pédophiles va toutefois échouer.

Pourvu que ces nouvelles campagnes trouveront des esprits plus éveillés qui sauront discerner la réalité des chiffres du refrain médiatique…

La liberté de notre pensée est à ce prix.