Pédophilie : l’ensemble des chiffres en dehors de l’Eglise

Pédophilie : l’ensemble des chiffres en dehors de l’Eglise

Comme il est évident que les médias fuient toujours ce qu’il y a de plus scandaleux pour se concentrer sur l’ensemble des données de la pédophilie (que cette dernière soit dans les familles, les écoles ou les confessions religieuses autres que catholiques), voici une excellente vidéo qui les aidera dans cette lourde tâche de neutralité, d’objectivité et d’impartialité que toujours, évidemment, ils recherchent…

Vous y trouverez quantité de chiffres plus incroyables les uns que les autres car nous n’en entendons jamais parler :

Un démon peut en cacher un autre.

Un démon peut en cacher un autre.

Les dernières affaires d’homosexualité dans l’Eglise (cf. le livre Sodoma) ou d’abus sexuels sur mineurs continuent de secouer le 1,3 milliard de catholiques.

Certains pensent même quitter l’Eglise.

Sur ce blog, nous sommes plutôt pour la thèse de la vérité des chiffres contre la puissance d’un discours médiatique unanime dont l’intention à peine voilée est de disqualifier l’Eglise.

S’il y avait une augmentation des actes pédophiles chez les prêtres (ce qui n’est pas le cas mais une vraie chute selon l’étude du John Jay College, la plus exhaustive à ce jour), s’il y avait une augmentation de l’homosexualité dans le clergé (ce qui n’est pas le cas non plus, cf. les dispositions prises par le Vatican depuis 2005), s’il y avait une réelle et actuelle augmentation de cette « Dark Church », le discours médiatique actuel pourrait être justifié. Mais les chiffres montrent qu’il n’en est rien, au contraire, tous sont à la baisse.

Il y a 2000 ans, si ces médias avaient existé, soyons sûrs qu’ils n’auraient eu de cesse de proclamer, crier et zoomer sur le reniement de Pierre et le suicide de Judas, de répéter cela à tue-tête jusqu’à ce que tout le monde soit dégouté de telles attitudes afin que l’on s’éloigne de l’Eglise naissante (et qui, peut-être, en serait morte…), c’est à dire des sacrements, c’est à dire du Salut.
Ils n’auraient bien évidemment pas relaté la vraie conversion des Onze apôtres qui devinrent des saints par leur vie exemplaire ; ces médias auraient ainsi réussi à faire passer la moindre des parties (le 1/12ème) pour le tout.

Répéter à tout bout de champ ces informations de pédophilie dans l’Eglise et faire ainsi passer la moindre des parties (les 1 à 4% de prêtres coupables) pour le tout (les 96 à 99% de prêtres innocents) n’est autre qu’une vaste entreprise de manipulation des masses.

Certes, l’Eglise doit se convertir toujours plus, faire le ménage et se purifier mais, reconnaissons-le aussi, nous sommes arrivés à un sommet de la manipulation médiatique.

Sachons affronter les problèmes actuels sans en créer d’autres, comme de continuer à parler et à diffuser ces informations médiatiques. Cela fait fuir les gens de l’Eglise, des sacrements et ainsi du Salut.

Il faut donc et combattre la pédophilie dans l’Eglise et la répétition médiatique manipulatoire qui l’une et l’autre proviennent assurément du démon : un démon peut en cacher un autre.

La pédophilie dans l’Eglise en forte baisse !

La pédophilie dans l’Eglise en forte baisse !

A lire les médias, il y aurait une flambée de la pédophilie dans l’Eglise.

A lire les études sérieuses, il y a en fait une très grande diminution de cette pédophilie et ce, depuis les années 1980.

Ces chiffres proviennent de l’étude la plus exhaustive effectuée à ce jour dans le monde par un cabinet indépendant, celle du John Jay College Of Criminal Justice, The City University Of New York (abréviation JJC).

Voici les courbes obtenues :

  • JJC p. 28 :

pretres_accusés-1950-2002_1

  • JJC p. 29 :

pretres_accusés-1950-2002_2

  • JJC p. 35 :

pretres_accusés-1950-2002_3

Il ne s’agit pas ici d’éluder les actes abominables commis par des prêtres mais de faire prendre conscience de l’impact médiatique créé par la répétition de la même information et qui crée en nous une vision du monde qui peut être tout à fait à l’inverse de ce qu’elle est réellement.

Ainsi observons-nous que non seulement il n’y a pas d’augmentation de la pédophilie dans l’Eglise mais qu’il y a une très forte baisse de celle-ci et que cela continue malgré ce que l’on peut entendre dans nos médias.

Sachons donc prendre de la distance avec ce que nous disent les médias : soyons attentifs aux chiffres dans leur ensemble, à la réalité donc, et non au discours, aussi fort soit-il.

Pédophilie & Education Nationale

Pédophilie & Education Nationale

Enfin du nettoyage dans l’Education Nationale ! Mais vous n’en entendrez pratiquement pas parler.

Car l’Education Nationale n’est tout simplement pas dans la ligne de mire des médias tandis que les prêtres le sont ; et derrière, l’Eglise, qui gêne tant la Pensée Unique.

En effet, dans l’affaire de Villefontaine, on a laissé exercer quelqu’un qui fut condamné pour possession d’images pédopornographiques. Cela aurait dû faire le tour de tous les médias et ne pas s’arrêter ! Mais non. Juste quelques articles et on est vite passé à autre chose.

Par contre, alors qu’un prêtre n’était même pas condamné mais juste soupçonné, les médias s’en sont pris à coeur joie et n’ont cessé de relayer l’information jusqu’à la nausée.

Toujours le deux poids deux mesures qui permet de fabriquer l’opinion par la répétition ou la dissimulation, selon le message que l’on veut faire passer.

CashInvestigation : on attend la suite.

CashInvestigation : on attend la suite.

Mardi 21 mars 2017 a été diffusée sur France 2 l’émission présentée par Elise Lucet CashInvestigation « Pédophilie dans l’Eglise : le poids du silence ».

A côté de méthodes relevant plus de la manipulation médiatique que d’une recherche d’information sereine et posée, il faut reconnaitre la mise en lumière de certaines pratiques ecclésiales à peine croyables, ce qui nécessitera, pour en être sûr, un débat contradictoire avec les personnes concernées.

Rappelons en effet que c’est le débat contradictoire avec toutes les pièces d’un dossier qui fait la vérité – donc, en fait, la justice – et non une enquête menée par des gens qui ont des a priori sur l’Eglise plus que flagrants. Les médias ne sont pas la justice et n’ont pas à le devenir.
Cependant, si ces faits s’avèrent vrais et continuent encore, il est très clair que l’Eglise doit continuer cette réforme qu’elle a déjà profondément entamée.

Ceci dit, même avec toutes les limites, la mauvaise foi et les manipulations que peuvent comporter cette enquête-émission (des chiffres mensongers, une apostrophe d’un évêque absent pour donner l’impression que l’intéressé ne répond pas sous-entendant ainsi qu’il est coupable, etc.), il y a une chose intéressante que nous pouvons retenir : c’est ce zèle pour dévoiler la pédophilie là où elle est. En cela, c’est remarquable.

C’est pourquoi, chère équipe de CashInvestigation, nous vous invitons à ne pas limiter votre zèle à la seule Eglise catholique. En effet, nous pourrions avoir cette malheureuse suspicion qu’à ne vouloir chercher la pédophilie que quand elle se trouve dans l’Eglise, vous ne désireriez pas la traquer en dehors.

Or, comme vous avez surement fait une enquête sérieuse, vous n’êtes pas sans savoir que 70 à 90% des actes pédophiles ont lieu au sein des familles et dans l’entourage amical.

En comparaison, il n’y a « que » (et c’est déjà trop, nous sommes d’accord) 3,1 % d’actes pédophiles dans les institutions dont la très large majorité est représentée par l’Education Nationale.

pedophilie_famille_amis - rognée

Source : données issues de LISA, base de données du SNATED (Service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger) « Rapport d’activité 2010 », ONED, p.47 => http://www.allo119.gouv.fr/sites/default/files/upload/content/activite/RA_2010.pdf

Par conséquent, après avoir si bien (enfin, les méthodes sont pour le moins audacieuses, mais bon…) enquêté sur l’Eglise, nous attendons ce même travail et avec ce même zèle ailleurs.

Sans quoi, vous démontrerez à tous que, ce qui vous préoccupe d’abord, ce n’est point la pédophilie et ses pauvres victimes, mais la catégorie de personne qui commet ces actes horribles.

Nous attendons donc impatiemment la suite de votre action pour toute notre société qui en a bien besoin.

CashInvestigation : de faux chiffres avancés.

CashInvestigation : de faux chiffres avancés.

A la fin de l’émission dont on sait ce que l’on peut en penser ici, lors du « débat », nous avons été surpris des 4% de prêtres pédophiles annoncés pour les Etats-Unis. Si ce chiffre vient de la source principale d’enquête qui a été faite par le John Jay College of Criminal Justice (qui est la source la plus sérieuse sur ce sujet), nous avons de quoi être interrogatifs.

En effet, ce rapport indique ceci :

1. P.4 : 4392 allégations d’abus sexuels pour 109 694 prêtres, soit « 4.0% of all priests active between 1950 and 2002 had allegations of abuse » – 4% de tous les prêtres actifs entre 1950 et 2002 ont eu des allégations d’abus.
Si on en reste là, on peut à la rigueur donner raison à CashInvestigation.
Sauf que le rapport continue.

2. P.7 : sur les 4392 allégations, la police a été contactée pour 1021 allégations. On ne sait pas ce qui est advenu pour les autres. Sur les 1021, toutes, ou presque, on conduit à une enquête mais seules 384 ont abouti à une peine criminelle. Ainsi donc, le chiffre exacte de prêtre pédophile avéré est de 384/109694 soit 0,35% des prêtres.
Si on veut aller plus loin, on peut extrapoler un pourcentage pour les allégations non traitées, soit : 384/1021 = 37,6% de condamnations parmi les enquêtes faites. Si on applique ce taux à l’ensemble des allégations (4392), nous obtenons 1651,4 condamnations probables (4392×37,6%). Sur l’ensemble de la population étudiée (109 694 prêtres), cela nous donne un taux probable de 1,5% de condamnations.

Ainsi donc, les chiffres oscillent entre 0,35% (chiffre sûr) et 1,5% (chiffre probable) de prêtres pédophiles sur 52 ans aux Etats-Unis.

Certes, on pourrait dire que l’utilisation du conditionnel (« auraient commis » – cf. 1h54) par Elise Lucet est approprié. Mais là encore, c’est malhonnête.
En effet, entre l’allégation et la condamnation, la justice a mené de vraies enquêtes. Et cela est capital, surtout aux Etats-Unis car beaucoup d’argent est en jeu et certains se font passer pour de fausses victimes afin de toucher ces indemnités. Il y a donc des allégations qui sont totalement fausses, qui sont en fait de la calomnie.
Se baser donc sur ces chiffres d’allégations et non sur les condamnations après enquêtes trois pages plus loin est clairement non objectif et même malhonnête car c’est donner la même importance à la vérité et à la calomnie.

Surtout que dans l’esprit des gens, c’est bien le chiffre qui est retenu et non le conditionnel…

Bref, pour l’objectivité, on repassera.

Statistiques les plus récentes aux USA : 99,99 % du clergé est innocent pour la justice

Statistiques les plus récentes aux USA : 99,99 % du clergé est innocent pour la justice

D’après les statistiques les plus récentes, 99,99 % des prêtres et diacres aux Etats-Unis sont, par rapport à la pédophilie, innocents pour la justice.

En effet, sur les 36 158 prêtres et les 16 300 diacres (chiffres vérifiés dans le rapport final de 2015 de la conférence des évêques catholiques des Etats-Unis en ligne), soit 52 458 membres du clergé américain, 7 cas d’abus sont en cours d’étude par la justice (et ils ne sont pas encore jugés coupables par la justice). Soit 0,01 % du clergé.

Soit 99,99 % des prêtres et diacres américains (et, on le sait, on trouve le même genre de statistiques dans l’Eglise en général) sont innocents pour la justice.

Sources :

Comme chaque année à pareille époque, le Conseil national de surveillance (National Review Board) de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (United States Conference of Catholic Bishops, USCCB), mis en place à la suite du « scandale des prêtres pédophiles », publie son rapport annuel sur les abus sexuels commis sur des mineurs par des membres du clergé.

Une traque systématique des abuseurs sexuels dans le clergé

Ce Conseil avait été institué en juin 2002 par les évêques américains lors de leur assemblée plénière de printemps, après les révélations l’année précédente par le quotidien Boston Globe d’abus sexuels commis par des membres du clergé sur les mineurs. Abus, il faut le dire, trop souvent dissimulés par la hiérarchie épiscopale, et qui ont été mondialement popularisé, à tort, comme le « scandale des prêtres pédophiles ». Ce Conseil, composé d’universitaires et de spécialistes laïcs, a notamment pour fonctions de signaler et d’étudier les allégations d’abus sexuels qui viennent à sa connaissance et de conseiller les institutions de la Conférence épiscopale chargée de mettre en application la Charte pour la protection des enfants et des jeunes (Charter for the Protection of Children and Young People) établie par la conférence épiscopale en 2005.

7 cas d’abus sexuels sur mineurs commis par 0,01 % du clergé des Etats-Unis…

Le rapport portant sur l’année 2015 – et couvrant la période allant du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015 – a été rendu public à la mi-mai 2016 (on peut le télécharger ici).

Il ressort de cette étude scientifique que, sur cette période, 7 allégations, avec preuves à l’appui, d’abus sexuels sur des mineurs ont été retenues contre des membres du clergé diocésain – le clergé régulier n’entre pas dans le cadre de cette étude particulière. Au cours de cette période, l’Église catholique aux États-Unis se composait de 35.987 prêtres et 16.251 diacres. Autrement dit, des cas avérés d’abus sexuels sur des mineurs n’ont pu être imputés qu’à 0,01 % du clergé diocésain des États-Unis.

Le « scandale des prêtres pédophiles » est un scandale de prêtres homosexuels

Comme le dénonce avec vigueur Bill Donohue, président de la Catholic League for Religious and Civil Rights, on s’aperçoit que, d’une année sur l’autre, « il y a des choses qui ne changent pas. Comme d’habitude, 81 % des victimes sont de sexe masculin et la plupart post pubères […] Ce qui veut dire que ce sont des [prêtres] homosexuels qui constituent la plus grande partie du problème, alors que personne ne mentionne ce fait ». Est-ce si curieux que cela ?

Adam Villiers

En conclusion et pour résumer ce site…

En conclusion et pour résumer ce site…

A lire certains journaux et médias, à force de ne parler des affaires de pédophilie que quand elles sont dans l’Eglise et dues à des prêtres, notre esprit finit par associer prêtre à pédophile.

Cependant, comme nous savons aussi que les médias ne s’intéressent que rarement à l’ensemble d’un problème, et qu’ils préfèrent s’attarder à ce qu’il y a de plus scandaleux et vendeur, nous pouvons penser qu’ils exagèrent sans doute les choses.

Alors comment savoir ? Les prêtres sont-ils des pédophiles ou non ? Les médias exagèrent-ils l’affaire ou non ? Le seul moyen de le savoir est de s’appuyer sur des chiffres réels.

Sans cela, notre esprit, prisonnier du refrain médiatique, ne saurait trouver la vérité et, par là-même, la liberté. Il faut donc s’attarder sur les chiffres pour cautionner ou refuser le message médiatique.

Remarquons que cela reste vrai pour toute information passant à travers les médias.

L’étude la plus complète sur les cas d’abus sexuels dans l’Eglise américaine (et, à ce jour, il n’en existe pas de plus poussée dans l’Eglise universelle) est celle du John Jay College of Criminal Justice, de la City University of New York (référence : JJC).

Dans cette enquête, nous avons remarqué qu’il faut distinguer les allégations des condamnations. En effet, des allégations ont parfois entrainé des condamnations par la justice mais elles ont le plus souvent entrainé la relaxe (donc, pour la justice, ces prêtres restent des présumés innocents).

Ainsi, sur les 4392 allégations (JJC p.4-7), 1021 ont conduit à des enquêtes policières pour n’aboutir finalement qu’à 384 accusations criminelles. On passe donc de 4% de prêtres (4392/109694) ayant eu des allégations d’abus sexuels à 0,35% de prêtres (384/109694) effectivement condamnés pour ces actes. Certes, dans cette différence, il n’y a pas que des prêtres innocents (certains sont morts, prescription, etc.), mais il y en a quand même puisque, malheureusement, les faux témoignages et la diffamation existent. Pour la justice, il nous faut conclure que 99,65 % des prêtres restent innocents.

Cependant, si nous appliquons le taux de 37,6% de condamnations parmi les enquêtes faites (384/1021) sur l’ensemble des allégations (4392), nous obtenons 1651,4 condamnations probables (4392×37,6%). Sur l’ensemble de la population étudiée (109 694 prêtres), cela nous donne un taux probable de 1,5% de condamnations. Soit, probablement, 98,5% des prêtres sont innocents.

On voit donc que 98,5% à 99,65% des prêtres sont innocents pour la justice.

Qu’en est-il en France ?

Selon les chiffres de l’Eglise de France (que l’on peut vérifier, pour ce qui est des condamnations, auprès de la justice française), en 2010, sur les plus de 20 000 prêtres et religieux français, « une trentaine de prêtres et de religieux purgent la peine à laquelle ils ont été condamnés, conformément à la loi [on ne sait pas s’il s’agit uniquement de cas d’abus sexuels…]. C’est beaucoup trop, mais ce n’est pas un phénomène massif » (homélie de Mgr Vingt-Trois, messe chrismale 2010). Si l’on arrondit à quarante : 40 / 20000 = 0,002, c’est-à-dire 0,2 % des hommes consacrés.

C’est-à-dire qu’en 2010, 99,8 % d’entre eux sont – au moins pour la justice et cela n’est pas rien – innocents.

Notons que ce chiffre corrobore celui ci-dessus de l’Eglise américaine.

Rappelons aussi que la répétition est la base de l’association. Par conséquent, lorsque l’on répète couramment deux mots ensemble, notre cerveau finit par les associer : et quand on évoque l’un, l’autre arrive. Ainsi, par ce refrain médiatique, est maintenant associé « pédophile » à « prêtre ».

Si encore cela était vérifié par les chiffres, nous pourrions ne pas nous en offusquer.

Mais, quand on voit que la réalité ne correspond absolument pas à une telle association, nous ne pouvons que nous scandaliser. Cette association cognitive et mensongère provient d’une pure construction médiatique qui ne correspond aucunement à la réalité des chiffres : nous sommes en flagrant délit de manipulation.

Malheureusement, cela n’est pas nouveau :

« Il y a des cas d’abus sexuels qui sont révélés tous les jours contre un grand nombre de membres du clergé catholique. On ne peut malheureusement plus parler de cas individuels, mais d’une crise morale collective qui n’a peut-être jamais connu dans l’histoire culturelle de l’humanité une dimension si effrayante et si déconcertante. De nombreux prêtres et religieuses se sont reconnus coupables. Il ne fait aucun doute que les milliers de cas portés à l’attention de la Justice ne représentent qu’une petite fraction du total authentique, puisque de nombreux délinquants ont été couverts et cachés par la hiérarchie ».

Est-ce un texte paru dans l’un de nos journaux de 2016 ? Non. Mais c’est un discours prononcé le 28 mai 1937 par Joseph Goebbels (1897-1945) ministre de la Propagande du IIIe Reich. 276 religieuses et 49 prêtres séculiers sont arrêtés en 1937. Les arrestations se succèdent dans tous les diocèses allemands, de manière à toujours garder les scandales sur la première page des journaux.

En effet, les Nazis n’avaient guère apprécié que, le 10 Mars 1937, le Pape Pie XI (1857-1939) par l’encyclique Mit brennender Sorge condamne leur idéologie. Ils ont encore moins apprécié que cette encyclique soit exceptionnellement rédigée en allemand (plutôt qu’en latin, habituellement) et distribuée secrètement dans toutes les paroisses d’Allemagne pour y être lue publiquement le 21 mars 1937, Dimanche des Rameaux.

Sachant cela, comment nos journalistes se permettent-ils d’employer ce genre de méthodes de propagande en créant, par la répétition, de tels mensonges dans nos esprits ?

Il est vraiment surprenant et alarmant que, de nos jours, nous puissions faire de tels rapprochements.

Il en va réellement aujourd’hui de notre liberté de penser que de refuser ces refrains médiatiques mensongers. Car cela ne se limite pas à ce dossier : trop souvent nous pouvons remarquer ce genre de manipulation médiatique à propos d’autres sujets.

Dénonçons ces méthodes en écrivant par exemple aux journalistes, rédacteurs en chef, etc. Protestons contre ces médias qui relaient les affaires de pédophilies uniquement quand elles sont dans l’Eglise : qu’ils fassent aussi ce travail ailleurs. Car ailleurs aussi, il y a des victimes. Ailleurs aussi, il y a des bourreaux. Ailleurs aussi, il y a de terribles souffrances.

Ainsi : « alors que la presse californienne s’acharnait en 2002 à déterrer des affaires de pédophilie d’il y a trente ans mais impliquant des prêtres, pour y consacrer près de 2000 textes, dans le même temps, à peine quatre publications étaient consacrées à des abus sexuels dans les écoles, pourtant beaucoup plus d’actualité » (http://www.causeur.fr/spotlight-pedophilie-eglise-36494.html).

Si les médias ne font ce « ménage » que dans l’Eglise et qu’ils gardent pertinemment sous silence les autres cas, il faut conclure qu’ils se moquent des victimes et que le problème de la pédophilie en général ne les intéressent pas. Qu’ils fassent donc ce ménage ailleurs et nous verrons qu’ils recherchent la justice et la vérité. Qu’ils ne le fassent pas (et le temps laisse à penser cela depuis les campagnes précédentes de 2010 où l’on n’a diffusé que les cas de pédophilie liés à l’Eglise) et nous aurons la démonstration de leurs mépris envers les victimes et que l’injustice est leur étendard.

Malgré cela, travaillons ensemble et écrivons aux journalistes concernés que nous refusons leurs messages et que nous voulons une information juste qui reflète la vérité ; car, sans vérité, il n’y a pas de liberté et sans liberté, il n’y a ni joie, ni vie, ni bonheur.

Relevons ce défi et, même si cela semble bien peu, par notre petite action, nous aurons essayé d’apporter un peu plus de justice et de vérité à ce monde qui en a tant besoin.

Pédophilie et médias : une triste histoire

Pédophilie et médias : une triste histoire

Nous ne ferons ici que nous référer à un article de Massimo Introvigne, traduit et publié par benoit-et-moi.fr, non pour ratifier tous ses propos, mais pour mettre en avant une partie de l’histoire qui nous semble des plus pertinentes pour notre sujet :

« Il y a des cas d’abus sexuels qui sont révélés tous les jours contre un grand nombre de membres du clergé catholique. On ne peut malheureusement plus parler de cas individuels, mais d’une crise morale collective qui n’a peut-être jamais connu dans l’histoire culturelle de l’humanité une dimension si effrayante et si déconcertante. De nombreux prêtres et religieuses se sont reconnus coupables. Il ne fait aucun doute que les milliers de cas portés à l’attention de la Justice ne représentent qu’une petite fraction du total authentique, puisque de nombreux délinquants ont été couverts et cachés par la hiérarchie ».

Un éditorial paru dans un grand journal laïque de 2010 [ou 2016] ?

Non : un discours prononcé le 28 mai 1937 par Joseph Goebbels (1897-1945), ministre de la Propagande du IIIe Reich.

Ce discours, de grande résonance internationale, est le point culminant d’une campagne lancée par le régime nazi pour discréditer l’Eglise catholique dans un scandale des prêtres pédophiles.

276 religieuses et 49 prêtres séculiers sont arrêtés en 1937.
Les arrestations se succèdent dans tous les diocèses allemands, de manière à toujours garder les scandales sur la première page des journaux.

En effet, le 10 Mars 1937 avec l’encyclique Mit brennender Sorge, le Pape Pie XI (1857-1939) condamne l’idéologie nazie.

À la fin du mois, le ministère de la Propagande dirigé par Goebbels lance une campagne contre les abus sexuels des prêtres. La planification et la gestion de cette campagne sont connues grâce à des documents dont l’histoire est digne des meilleurs romans d’espionnage.

En 1937, le chef du contre-espionnage militaire allemand est l’amiral Canaris Wilhelm (1887-1945). Il est devenu graduellement anti-nazi, et a mûri les convictions qui l’amèneront à organiser l’attentat manqué contre Hitler en 1944, à la suite de quoi il sera pendu en 1945.

Canaris désapprouve les manœuvres de Goebbels contre l’Église catholique et charge l’avocat Josef Müller (1878-1979) de porter à Rome une série de documents secrets sur le sujet. À diverses reprise, Müller – avant d’être arrêté et interné dans le camp de concentration de Dachau, dont il survivra, devenant après la guerre ministre de la Justice de Bavière – apporte des documents secrets à Pie XII (1876-1958), qui demande à la Compagnie de Jésus de les étudier.

Avec l’approbation de la Secrétairerie d’État, les enquêtes sur la conspiration nazie contre l’Église sont confiées au jésuite Allemand Walter Mariaux (1894-1963), qui, après avoir animé l’organisation allemande anti-nazie Pauluskreis a été prudemment envoyé comme missionnaire au Brésil et en Argentine. […]

Mariaux publie en 1940 à Londres en anglais, et en 1941 à Buenos Aires en espagnol, sous le pseudonyme de « Testis Fidelis », deux livres sur la persécution anti-catholique du Troisième Reich : plus de sept cents pages de documents commentés qui suscitent une grande émotion dans le monde entier.

L’expresssion « panique morale » n’a été forgée par les sociologues que dans les années 1970, pour identifier une alarme sociale conçue tout exprès en amplifiant les faits réels et en exagérant leur nombre à travers des statistiques folkloriques, tout en « découvrant » et présentant comme « nouveaux » des événements en réalité déjà connus et éloignés dans le temps. A la base, il y a des événements réels mais leur nombre est systématiquement déformé.

Même sans disposer des outils de la sociologie moderne, Goebbels répond à l’encyclique Mit brennender Sorge de 1937 avec une opération digne d’un manuel pour créer une panique morale.

Comme toujours, dans les paniques morales, les faits ne sont pas entièrement fictifs.
Avant l’encyclique, il y avait eu en Allemagne quelques cas d’abus sur des mineurs. Mariaux lui-même reconnaissait coupable un religieux d’une école de Bad Reichenhall, un enseignant laïc, un jardinier et un concierge, condamnés en 1936, tout en notant que la peine imposée par le ministère de l’Éducation de Bavière – la révocation de l’autorisation de gérer des écoles à quatre ordres religieux – était totalement disproportionnée et se reliait à la volonté du régime d’écraser les écoles catholiques. […]

Les cas – très peu nombreux, mais réels – avaient conduit à une réaction très ferme de l’épiscopat

Le 2 Juin 1936, l’évêque de Münster, le Bienheureux Clemens August von Galen (1878-1946) – l’âme de la résistance catholique au nazisme, béatifié en 2005 par Benoît XVI – fait lire une déclaration à la messe dominicale, où il exprime « la douleur et la tristesse » pour « les crimes abominables » qui « couvrent de honte notre sainte Eglise ».

Le 20 août 1936 après les événements de Waldbreitbach, l’épiscopat allemand publie une lettre pastorale collective dans laquelle ils « condamnent fermement » les dirigeants de l’Église et mettent l’accent sur la collaboration avec les tribunaux de l’État.
À la fin de 1936, les mesures strictes sont prises – devant quelques rares cas, parmi lesquels certains douteux – les évêques allemands semblent avoir résolu les problèmes réels.

D’une voix étouffée, les Évêques font aussi remarquer que parmi les enseignants des écoles publiques et dans l’organisation de jeunesse du régime elle-même, la Hitlerjugend, les cas de condamnations pour violences sexuelles sont beaucoup plus élevés que dans le clergé catholique.

C’est l’encyclique de Pie XI contre le nazisme qui détermine la grande campagne de 1937.

Mariaux le prouve en publiant les instructions très détaillées envoyées par Goebbels, quelques jours après la publication de Mit brennender Sorge à la Gestapo, la police politique du Troisième Reich, et en particulier aux journalistes, invités à « découvrir » les affaires jugées en 1936, et même les épisodes plus anciens, les représentant en permanence au public.

Goebbels ordonne à la Gestapo de trouver des témoins pour accuser plusieurs prêtres, les menaçant d’arrestation immédiate s’ils ne coopèrent pas, même lorsqu’il s’agit d’enfants.
L’expression proverbiale « il y a un juge à Berlin », qui dans la tradition allemande indique une confiance dans l’indépendance de la magistrature face aux puissances en place, vaut aussi – dans certaines limites – pour le Troisième Reich.

Sur les 325 prêtres et religieux qui ont été arrêtés après l’encyclique, seuls 21 sont condamnés. Il est presque certain que parmi eux il y a les innocents calomniés. Presque tous finissent dans les camps d’extermination, où beaucoup meurent.

La tentative de discréditer l’Église catholique à l’échelle internationale grâce à des accusations d’immoralité et de prêtres pédophiles va toutefois échouer.

Pourvu que ces nouvelles campagnes trouveront des esprits plus éveillés qui sauront discerner la réalité des chiffres du refrain médiatique…

La liberté de notre pensée est à ce prix.